| " Ici." Compagnie Jérôme Thomas |
Création 2010 |
Jérôme Thomas « Nul n’a colonisé l’âme » Emilie Dickinson |
Ici. Distribution |
Ici. Le spectacle en 2 temps, 3 mouvements |
Markus Schmid L'objet et moi |
Pierre Bastien Projet de composition musicale |
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Un projet de Jérôme Thomas, Markus Schmid, Pierre Bastien Spectacle en trois mouvements, pour deux artistes et une musique mécanique aux fins de transformer la contrainte en poésie « Here. » a show by Jérôme Thomas, Markus Schmid and Pierre Bastien Our new creation in three movements, for two artists and mechanical music, to go from constraint to poetry Création octobre 2010
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L’art est-il un moyen de passer une porte ? Un jour de 1986, Marc Perrone m’a proposé
de jouer pour les détenus de la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis,
avec Carlo Rizzo, percussionniste. Ce jour là, à Fleury-Mérogis, je
me suis demandé durant toute notre prestation, pourquoi les détenus
rentraient et sortaient de la salle de spectacle. |
La réponse, surprenante,
était tout à fait d’un autre ordre. Au début de notre travail, Markus et moi, nous avons beaucoup travaillé sur la prison, nous avons lu, regardé des films, fait des rencontres. Si nous avions besoin d’aller là, au cœur de l’enfermement c’était sans doute pour nous interroger sur tous les enfermements que chacun d’entre nous subit et produit chaque jour, c’était aussi sans doute pour trouver comment parler de l’évasion possible. En fin de compte, l’évasion poétique se révèle le moteur de l’œuvre que je souhaite créer avec Markus Schmid et Pierre Bastien. Oui, l’art peut être simplement cela : un
moyen de passer une Jérôme Thomas |
Un projet de Jérôme Thomas, Markus Schmid, Pierre Bastien Avec : Jérôme Thomas, Markus Schmid Musique et création des machines musicales : Pierre Bastien Son : Ivan Roussel Production : Association ARMO / Cie Jérôme Thomas avec le soutien de la Cie Andrayas Co-producteurs : Avec le soutien de l’Artdam - agence culturelle
technique ARMO / Cie Jérôme Thomas est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication - Drac Bourgogne et le Conseil Régional de Bourgogne. |
Que faire avec une chaise pour deux ? What can we do with one chair for two men ?
Comment vivre à deux,
Comment faire rêver How can we make you dream |
Temps de la contrainte MOUVEMENT 1 MOUVEMENT 2 Temps de l'évasion MOUVEMENT 3 |
Markus Schmid
et Jérôme Thomas se sont rencontrés
en 2001 à l’occasion d’un stage.Un croisement évident.
Leurs recherches ont trait toutes deux au mouvement et à l’objet.
Ils y sont venus par des voies différentes. Markus Schmid,
swiss mime and Jerome Thomas met in 2001. And till this
moment they decided to work together and cross their researches about
movement and objects manipulation. |
Au sein de la Compagnie Andrayas s’invente un langage où les objets quittent leur statut de "corps étranger" pour devenir des prolongements de l'acteur. Un langage où les différences du corps et des objets pactisent pour faire surgir une vision nouvelle du geste. Les objets ainsi manipulés, dégagent l'impression de perdre leur poids et d'être soumis à d'autres lois que la gravité. Comment le dialogue entre corps charnel et objets inertes
est-il possible ? - S'éduquer à la privation (d'un membre ou d'une partie du corps) L'acteur est mis en constante situation d'empêchement
: il improvise des chutes au sol, sans ses mains, il marche avec des genoux
indissociables, il porte un objet sans l'utilisation de ses bras, etc. |
- S'adapter aux objets (greffe d'objets). Munis de ce réflexe constant d'adaptation à
la privation, l'acteur va pouvoir intégrer la manipulation d'objets.
Il n’évolue pas autour des objets, mais les adopte comme
partenaires vitaux de ses mouvements. Se mettre au niveau de l’objet, simplifier son
corps par une maîtrise rythmique et articulaire, c’est permettre
à l’objet d’apparaître dans l’espace poétique
comme un être vivant. Dilater le temps, c’est amplifier l’expressivité des lignes et des volumes que dessine l’objet lorsqu’il est en mouvement. Markus Schmid Cie Andrayas |
Pour suivre la trame du spectacle de Jérôme Thomas, je prévois de composer une musique qui se développera sur deux niveaux : le plan invisible d'une musique instrumentale enregistrée, le plan visible d'une installation de sculptures sonores. La musique enregistrée accompagnera toute la
première partie du spectacle, que Jérôme Thomas qualifie
de chorégraphique, puis de burlesque. Par une heureuse coïncidence, Jérôme Thomas et moi sommes intéressés au même moment par la même matière -le papier- et le même but - faire évoluer ce papier à des fins plastiques en ce qui le concerne, à des fins musicales pour ma part, comme si cette matière était dotée d'une vie propre. |
Plusieurs de mes installations pourront être intégrées au décor : les Orgues de Papier et les Tambours de Papier, ainsi que les grands lais de papier calque qui composent la pièce Musique des Emanglons, dont on peut imaginer qu'ils puissent constituer une partie du mur lisse et bruire au passage des acteurs ou sous l'action de ventilateurs avant d'être lacérés et transpercés en fin de première partie. Quand le mur disparaît pour laisser aux acteurs
l'entière surface de la scène, la musique enregistrée
fait place aux sons produits en directs par des dispositifs sonores. En résumé, la musique de ce spectacle régi par l'idée d'enfermement et l'idée de libération présentera cette même dualité : sa part invisible dictera d'abord aux acteurs leurs gestes quotidiens et la répétition de ces gestes jusqu'à l'absurde. Dans un deuxième temps ce sont les acteurs qui commanderont sa part visible pour accompagner leurs gestes d'hommes libres. Pierre Bastien, mars 2008 |
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