Deux hommes  
Compagnie Jérôme Thomas   
jonglaient dans leur tête
Création 2008

 
Deux hommes...
Distribution
Deux hommes...  
Revue de presse   
La Terrasse - N° 161, 2008
Gwénola David
Le journal de Saône et Loire
25 octobre 2008 - J. Durand
Télérama - 24 novembre 2009
Mathieu Braunstein
 Voir l'article publié

Jérôme Thomas s’est associé avec le compositeur et musicien Roland Auzet pour créer «Deux hommes jonglaient dans leur tête».

Ce Duo a été créé en octobre 2008 à L’espace des Arts scène nationale de Chalon sur Saône, dont Roland Auzet est l’artiste associé.

Sous les doigts du jongleur et du musicien, les instruments originaux construits par Robert Hébrard se mettent à vibrer dans un décor de miroirs qui renforcent l’image d’un cabinet de curiosité contemporain. Les deux artistes ont demandé à Mathurin Bolze de les accompagner dans cette création, ainsi qu’à Wilfried Wendling pour la musique éléctronique.

Jérôme Thomas and Roland Auzet, musican, composer, associate to create this duet.

 

Vous retrouvez des informations plus complètes sur le site de la compagnie Act Opus, qui produit les créations de Roland Auzet.

 contact@act-opus.com

Pour toute autre information concernant la tournée de ce spectacle :
To get more informations about show and tour, please contact :

Maria Claverie-Ricard  L'Espace des Arts

03 85 42 52 49

 maria.claverie-ricard@espace-des-arts.com

 

Prochaines dates

Voir LE CALENDRIER COMPLET de la saison 2009-2010

 

 

Conception et interprétation
Roland Auzet
et Jérôme Thomas

Sous le regard de
Mathurin Bolze

Electronique "live"
Wilfried Wendling

Création lumières
Bernard Revel

Construction et conception des instruments
Robert Hébrard

Production déléguée
Espace des Arts / Scène Nationale de Chalon-sur-Saône
 www.espace-des-arts.com

Coproduction
Act-Opus / Compagnie Roland Auzet
 www.act-opus.com

ARMO / compagnie Jérôme Thomas


Rencontre en scène entre deux artistes hors normes

Roland Auzet et Jérôme Thomas. L’un est percussionniste virtuose, compositeur passé par l’Ircam, apprenti voltigeur à l’école Fratellini et inventeur d’un « cirque technologique et musical ». L’autre est jongleur singulier, gracile un peu fauve, toujours à tarauder les frontières disciplinaires. Deux artistes, deux fortes personnalités, pour un face à face sans compromis. (…)

Un quartet pour un étonnant duo

Pour chercher un langage en commun, ils ont fusionné leurs outils : ils ont fait fabriquer chez un luthier des instruments-objets, qui peuvent être manipulés tout en produisant des sons. Et pour orchestrer leur tête-à-tête, ils ont demandé à Mathurin Bolze, circassien metteur en scène, de jouer l’arbitre bienveillant, et à Wilfried Wendling d’écouter et d’interpréter en « live » les sons électroniques. En scène, Roland Auzet et Jérôme Thomas ont peu à peu tissé la partition de cet étonnant duo, où la résistance des choses, le caprice des objets et la musique des corps fusent en un dialogue unique.


Un spectacle à écouter et regarder

C’est dans un univers sonore et un peu magique que Roland Auzet et Jérôme Thomas ont plongé les spectateurs mardi soir au Piccolo de la rue aux Fèvres.
« Faire exister ce qui n’existe pas ». La musique, le cirque, l’expression corporelle vont faire naître ce monde magique. Deux hommes vêtus de noir, pieds nus et venus de nulle part dans une quasi obscurité se frayent un chemin quelque peu cosmique. La présence de globes, de sphères au sol et en hauteur, de cubes, tous objets sonores, plonge le public dans les entrailles d’un monde mystérieux.
Peut-être les premiers pas de l’homme, ses balbutiements, ses recherches, une musique douce rappelant les quatre éléments. Des sons de peuples primitifs.

Le globe se balance, est-ce la Terre qui tourne ?

La lumière se fait plus intense, les percussions aussi. Jeux de balles, jeux de notes, une jonglerie interactive. Puis, jeu de miroirs, les instruments et les personnages se multiplient à l’infini. Les acteurs se perdent et nous perdent un peu dans ce dédale, le rythme est plus intense. Roland Auzet s’installe en bas de scène, les miroirs inclinés reflètent le public.
Ce sont des rires qui accompagnent les envols de plume et les mimiques. Rires aussi lorsque Jérôme Thomas jongle avec ses nombreuses balles et avec la participation de sa cravate ! la vie est faite de hauts et de bas, le principe du yin et du yang… Les éléments sonores de forme rondes ou ovoïdes se déchaînent dans un bruit fracassant, c’est la folie, un véritable tsunami ! Le calme après la tempête, une pluie douce.
Une pluie d’applaudissements pour saluer cette création très originale. Avec la complicité de Mathurin Bolze metteur en scène, Wilfried Wendling sons électroniques et Robert Hébrard créateur d’instruments sonores.


La boule et l'oeuf

Un jongleur et un percussionniste au milieu d’instruments étranges.
Du cirque musical plein d’invention.

L’un jongle avec des grelots de tailles différentes sortis de sa poche, tandis que l’autre arpège sur un œuf musical, un des drôles d’instruments en bois qui peuplent le plateau. Livrés à leur art, à leur manie, les deux hommes ressemblent un peu à deux cambrioleurs, entrés par effraction dans l’atelier d’un fabricant de jouets. Leur entrée en lice est d’ailleurs particulièrement soignée : le jongleur, grand escogriffe, avance perché sur des tambours de bois que le musicien fait résonner à l’aide de longs bâtons. Pas sûr que ces deux-là se connaissent vraiment. Passé le temps de la découverte – le rebond des balles pour l’un, le rythme des baguettes pour l’autre –, chacun part vaquer à son exploration…
On ne présente plus Jérôme Thomas, roi de la jongle et rénovateur des arts de la piste. On connaît moins Roland Auzet, compositeur contemporain, passé par une école de cirque, pourtant lui aussi homme de scène. Discret et assuré, il met en branle des instruments imaginaires, aux accents sourds ou métalliques, évoquant par moments le gamelan de la lointaine Indonésie. D’autres présences, en filigrane, se font sentir sur le plateau. Comme celle de Robert Hébrard, luthier fantastique, inventeur de toutes ces roues, sphères à mobiles et œufs sonores, conçus sur le principe du culbuto... Ou encore celle de Mathurin Bolze, ex-trampoliniste passé à la mise en scène – sa maîtrise de la star à cinq balles, aux débordements ici canalisés, dominés, n’est pas le moindre de ses mérites. Jérôme Thomas, électron libre de la piste, se plie à la dure discipline du rythme musical.
De cette rencontre non forcée, imaginée par l’Espace des arts de Chalon-sur-Saône, chacun sort apaisé, grandi.